Préparer un trek
Mal des montagnes lors des treks au Népal : prévention, symptômes et quand redescendre
Comment fonctionne le mal des montagnes, les règles d'ascension recommandées par les médecins, les signes d'alerte à surveiller sur les sentiers de l'Everest et des Annapurnas, et comment nos itinéraires intègrent l'acclimatation.
Par Shiva GiriPublié le 7 min de lectureInformations vérifiées le

Le mal des montagnes est le problème de santé le plus fréquent lors des treks en altitude au Népal, et il peut toucher n'importe qui — la condition physique ne vous en protège pas. Bonne nouvelle : on peut largement le prévenir en montant lentement, et il ne devient dangereux que si l'on ignore les signes d'alerte.
Qui est à risque ?
Les symptômes deviennent fréquents au-delà d'environ 2 500–3 000 m. Katmandou (environ 1 400 m) et Pokhara (environ 820 m) sont à basse altitude, tout comme le trek de Poon Hill (point culminant à 3 210 m), où les formes graves du mal des montagnes sont rares. Le trek du camp de base des Annapurnas atteint 4 130 m et celui du camp de base de l'Everest passe plusieurs nuits au-dessus de 5 000 m : l'acclimatation y est donc essentielle.
Les règles d'ascension
Les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) américains recommandent, au-dessus de 3 000 m, de ne pas augmenter l'altitude où l'on dort de plus de 500 m environ par nuit, et de prévoir une nuit d'acclimatation supplémentaire tous les 1 000 m de dénivelé. Ce qui compte, c'est l'altitude où l'on dort : monter plus haut dans la journée et redescendre pour dormir aide.
- Marchez lentement et régulièrement — votre guide fixe le rythme pour une bonne raison.
- Buvez beaucoup d'eau et mangez bien, même si vous avez moins d'appétit.
- Évitez l'alcool les premiers jours à une nouvelle altitude.
- Ne montez jamais dormir plus haut tant que vous avez des symptômes.
Comment nos itinéraires l'appliquent
Notre itinéraire de 14 jours vers le camp de base de l'Everest comprend deux journées complètes d'acclimatation — à Namche Bazaar (3 440 m) et à Dingboche (4 410 m) — avec de courtes randonnées vers des points plus élevés avant de redescendre dormir. Au-delà de Namche, l'altitude des nuits augmente progressivement en passant par Tengboche (3 860 m), Dingboche, Lobuche (4 940 m) et Gorak Shep (5 164 m). L'itinéraire du camp de base des Annapurnas monte sur huit jours de marche et ne passe qu'une nuit à 4 130 m. Sur les treks en altitude, nos guides mesurent chaque jour votre saturation en oxygène avec un oxymètre et emportent une trousse de premiers secours.
Connaître les symptômes
Mal aigu des montagnes (MAM)
Un mal de tête accompagné d'au moins l'un de ces signes : perte d'appétit, nausées ou vomissements, vertiges ou fatigue inhabituelle. Il apparaît généralement dans la journée qui suit l'arrivée à une nouvelle altitude. Un MAM léger se résorbe souvent avec du repos à la même altitude.
Œdème cérébral de haute altitude (OCHA) — une urgence
Confusion, somnolence, perte de coordination (trébucher, ne pas réussir à marcher en ligne droite) ou comportement inhabituel. Redescendez immédiatement et faites appel à une aide médicale.
Œdème pulmonaire de haute altitude (OPHA) — une urgence
Un essoufflement disproportionné par rapport à l'effort, une toux persistante, une congestion thoracique, puis un essoufflement même au repos. Redescendez immédiatement et faites appel à une aide médicale.
Quand redescendre
La règle d'or : si les symptômes s'aggravent malgré le repos à la même altitude, redescendez — même quelques centaines de mètres suffisent généralement à soulager rapidement. Nos guides prendront cette décision pour votre sécurité, et une évacuation en hélicoptère est organisée via votre assureur si nécessaire : c'est pourquoi une assurance couvrant le secours en haute altitude est obligatoire pour nos treks.
Médicaments
Les médecins prescrivent parfois de l'acétazolamide (Diamox) pour aider à prévenir le mal des montagnes, notamment lorsqu'une ascension rapide est inévitable. C'est un médicament sur ordonnance qui a des effets secondaires : parlez-en à votre médecin avant le départ plutôt que de le commencer en plein trek.
Questions fréquentes
Les personnes en bonne forme peuvent-elles avoir le mal des montagnes ?
Oui. La condition physique ne protège pas du mal des montagnes — le rythme d'ascension et la sensibilité individuelle comptent bien davantage.
Le mal des montagnes est-il un risque sur le trek de Poon Hill ?
Le point culminant est à 3 210 m et vous dormez plus bas, à Ghorepani (2 874 m) : les formes graves sont donc rares. De légers maux de tête restent possibles ; prévenez votre guide.
Et si je ne me sens pas bien pendant le trek ?
Prévenez immédiatement votre guide. Vous vous reposerez à la même altitude et, si les symptômes s'aggravent, vous redescendrez. Ne cachez jamais vos symptômes pour suivre le groupe.
Sources
Les tarifs et réglementations évoluent. Voici les références que nous avons vérifiées le 17 octobre 2026 — confirmez les informations actuelles auprès de la source officielle avant de partir.



